Nous ne prétendons pas changer le monde à nous seuls. Nous refusons simplement de croire que notre part est inutile.
Les générations passent. Les enfants deviennent adultes. Les adultes transmettent à leur tour ce qu'ils ont appris, subi, compris, aimé ou parfois regretté. Chez DES CHOIX UNE VIE, nous partons d'une conviction simple : le monde de demain appartient aux jeunes d'aujourd'hui. Alors si une histoire peut aider ne serait-ce qu'un lecteur à regarder sa vie, lui-même ou les autres avec davantage de bienveillance, nous pensons qu'elle mérite d'exister.
Une graine n'impose pas le fruit qu'elle donnera. Elle lui offre une possibilité.
Les êtres passent. Ce qu'ils transmettent peut rester.
Nous voyons la vie comme un mouvement continu. On reçoit, on apprend, on choisit, on transmet. Notre souhait est d'apporter à ce cycle une petite part de valeurs capables de produire, plus tard, des fruits plus sains.
Une autre manière de regarder
Une histoire peut introduire une question, déplacer un regard ou permettre à un jeune de découvrir qu'il existe d'autres façons de réagir.
Laisser l'expérience agir
Nous ne cherchons pas l'obéissance à une morale. Nous cherchons la réflexion, le dialogue, la comparaison avec sa propre vie et la possibilité d'évoluer.
Faire circuler ce qui a aidé
Quand une œuvre laisse quelque chose d'utile, nous rêvons qu'elle puisse voyager d'une personne à une autre parce que quelqu'un pense : « j'aurais aimé connaître cela plus tôt ».
Nous voulons contribuer à faire pousser des choix plus conscients, plus humains et plus bienveillants.
Pas parce que nous pensons posséder la vérité, mais parce que nous croyons que l'amour de soi, le respect d'autrui et la capacité à apprécier l'autre donnent aux relations une chance supplémentaire de devenir plus belles.
Apprécie ton prochain comme toi-même tu souhaiterais être apprécié.
Cette phrase ne suppose pas que tout soit simple. Elle ne nie ni les blessures, ni la colère, ni les conflits, ni les erreurs. Elle exprime le cap que nous voulons donner aux œuvres que nous porterons : rappeler que l'estime de soi et la considération de l'autre peuvent coexister, et que la force n'a pas besoin d'écraser pour exister.
Un choix n'est pas une idée abstraite. C'est quelque chose que l'on fait, ou que l'on décide de ne pas faire.
Une décision devient une action. Une action produit des conséquences. Mais pour comprendre vraiment une vie, nous pensons qu'il faut aussi regarder ce qui précède le geste.
Comprendre une conséquence sans regarder sa cause, c'est parfois ne voir qu'une moitié de l'histoire.
C'est pourquoi nos récits cherchent autant le contexte, l'émotion et la trajectoire que l'événement visible.
Parce que la vie n'est jamais une photographie figée.
L'âge change. L'expérience change. Les priorités changent. Les mots que l'on utilise, les personnes que l'on aime, ce que l'on craint et ce que l'on espère changent aussi. Une œuvre qui veut accompagner l'adolescence devait accepter ce mouvement.
Les causes
Montrer d'où viennent certaines réactions plutôt que de juger seulement ce qu'elles produisent.
Les émotions
Un même événement ne touche pas deux personnes de la même manière. L'intériorité compte autant que l'action visible.
Le temps
Ce qui paraît immense à 12 ans peut être relu autrement à 18 ans. Ce qui semblait insignifiant peut devenir déterminant.
La trajectoire
Regarder en arrière et comprendre comment une succession de petites décisions finit par dessiner une vie.
Nous n'attendons pas la même chose d'un adolescent, d'un parent ou d'un professionnel.
Pour un adolescent
Un guide possible, jamais une vérité absolue.
Des situations concrètes, des conséquences visibles, des réponses possibles à certaines interrogations et peut-être le courage d'aborder un sujet avec un adulte ou ses parents.
Pour un parent
Un moyen de briser la glace.
Une histoire commune peut permettre de parler d'un sujet délicat sans commencer par un interrogatoire, et devenir un miroir de sa propre jeunesse.
Pour un professionnel
Un support, pas un protocole.
Des scènes, des choix et des émotions peuvent servir de points de départ à un cours, un atelier ou une discussion.
Pour un lecteur adulte
Une rencontre avec ce qui reste en soi.
Certains liront pour l'histoire.
D'autres retrouveront peut-être un souvenir, une absence, un regret ou une version de leur jeunesse qu'ils auraient aimé connaître.
Une relation se nourrit de moments partagés. Et la qualité de ces moments dépend beaucoup de ce que l'on arrive à se dire.
Cliquez sur les étapes. C'est cette chaîne que nous voulons interroger dans nos récits.
Quand une personne peut dire ce qu'elle ressent, ce qu'elle craint ou ce dont elle a besoin, l'autre cesse de devoir tout deviner. La communication ne résout pas tout, mais elle donne à la compréhension une chance d'exister.
Parce que chacun n'entre pas dans une histoire par la même porte.
L'univers s'est construit progressivement autour d'un même objectif : offrir plusieurs manières de rencontrer, ressentir puis approfondir ce que raconte l'œuvre.
Le récit
Il donne le temps, le contexte, les causes, les conséquences et l'évolution des personnages. C'est la colonne vertébrale de l'univers.
Le livre audio
Il répond à une autre manière de consommer la littérature et permet d'aborder le même récit par la voix, le rythme et l'écoute.
La musique
Les mélodies prolongent l'univers émotionnel. Nous faisons le pari que les mots et la musique peuvent toucher différemment et se renforcer lorsqu'ils se rencontrent.
Le guide psycho-éducatif
Il transforme certaines situations du roman en questions ciblées destinées à aider parents et professionnels à ouvrir une réflexion avec les adolescents sans imposer une réponse toute faite.
Ce ne sont pas quatre produits indépendants. Ce sont quatre manières de prolonger une même rencontre.
Lire. Écouter. Ressentir. Questionner. Dialoguer. L'univers grandit lorsque chaque support apporte quelque chose que le précédent ne pouvait pas offrir seul.
Une conviction de l'auteur devient beaucoup plus intéressante lorsqu'elle rencontre le vécu d'un lecteur.
Les témoignages ne sont pas là pour fabriquer artificiellement une unanimité. Ils matérialisent ce qu'une œuvre peut laisser à des personnes différentes. Nous voulons qu'un futur lecteur puisse entendre plusieurs voix, reconnaître peut-être une sensibilité proche de la sienne, puis former sa propre opinion.
À La Croisée Des Destins est un commencement. Pas une frontière.
Si la maison gagne un jour suffisamment de confiance, de reconnaissance et de moyens, nous souhaitons soutenir d'autres projets qui suivent le même cap : l'amour de soi, la considération de l'autre et la possibilité d'une vie relationnelle plus humaine.
D'autres œuvres
D'autres livres, d'autres auteurs et d'autres univers pourront trouver leur place s'ils partagent cette exigence fondamentale de respect de soi et d'autrui.
D'autres formes
Musique, outils pédagogiques, rencontres, interventions, adaptations audiovisuelles et partenariats peuvent devenir autant de manières de faire circuler les mêmes valeurs.
D'autres voix
La communauté de lecteurs, parents, jeunes et professionnels peut enrichir, nuancer et prolonger ce que la maison ne pourrait jamais porter seule.
Notre ambition est grande. Notre prétention doit rester petite.
Nous ne pouvons pas promettre qu'un roman changera une génération. Nous pouvons travailler pour qu'il offre à certains lecteurs une expérience, une question ou un dialogue susceptible de compter dans leur trajectoire.
Si un jour quelqu'un nous disait : « cela a aidé des jeunes à regarder autrement leur vie, eux-mêmes et les autres », nous saurions pourquoi tout cela en valait la peine.
Nous rêvons d'un monde dans lequel davantage de jeunes puissent grandir entourés de relations qui protègent, de paroles qui éclairent et d'adultes avec lesquels le dialogue reste possible. DES CHOIX UNE VIE ne sera jamais, à elle seule, la réponse à des problèmes aussi complexes. Mais nous voulons sincèrement prendre notre place parmi toutes celles et ceux qui essaient d'améliorer ce que nous transmettons à la génération suivante.
Elle est plus simple : nous allons essayer de ne pas laisser notre part de bien à faire sans la faire.
